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+ Carnet de rallye – Breslau 2008 – spéciales 3 à 5

02/11/2010 in Reportages

Jour 3

Lundi 30 juin : Camps Zagan

Cette journée démarre avec cet arrière goût d’aigreur d’avoir si bien couru et pourtant de se retrouver déclassé pour un point de règlement non signalé par le RB. Le flou ambiant des indications officielles vont pourtant être une données qu’il va falloir accepter, un paramètre chance supplémentaire. Et l’étape du jour allait nous le confirmer cette fois à notre avantage.

Comme tous les jours, le bivouac se réveille au rythme des caisses à outils et des premiers tours de roues.

Jusqu’à présent je vous ai surtout offert des photos de voitures, petite galerie de gueules qui valent au moins autant le détour que les préparations plus ou moins pertinentes.

Et des gueules qui semblent tout droit sorties d’un vieux film français … nous en avons … Le temps de régler nos soucis technqiues de groupe électrogène et nous pourrons mieux construire ce reportage …

même pas mal …

et maintenant le cliché rarissime, que je ne pensais pas trouver de si tôt …

vous ne rêvez pas, c’est bien au sirop que carbure le Team Girousse …

le fameux gang des Basques

oui, ce sont des nôtres …

La spéciale du jour nous a offert un décors magnifique. Cependant, le spectacle a été gâché par une poussière constante dûe à notre position en fin de classement. Je prends mes marques dans ce véhicule que je ne connais que depuis quelques jours. En revanche, Gilles connaît parfaitement son engin. Tout roule … Bien même !! Nous faisons une belle remontée au classement général.

72ème au classement général.

Jour 4

Bonsoir à tous …

Les soucis de liaison internet ne se sont pas arrangées … Le téléphone compense mais de remplace pas pour les photos …

L’équipe que vous avez découvert hier se soude devant les bonnes performances de l’équipage. Bien sûr, le regret de cette lourde pénalité restera longtemps comme un goût amer, tant il est évident maintenant que sans cela, nous aurions pu jouer parmi les tout meilleurs.

Nous sommes partis ce matin avec des amortisseurs neufs, les anciens ne convenant pas. Le proto G grâce à sa nouvelle suspension a gagné en rapidité, en vivacité.

Des instants volés de tout ce boulot énorme que les gars accomplissent

(euh de la durite en 37, il y a ??)

Nous sommes fatigués, tendus …

… mais nous ne laisserions notre place pour rien au monde

C’est comme ça qu’il s’appelle … un pote assurément … vaut mieux !

La nuit approche … 2 étoiles, la 2seconde, 4 étoiles le sommier … et toujours la même question qui se pose en rallye : qui est le plus jeune ??

En tout cas, les nuits sont très courtes.

Il m’arrive souvent de regretter de ne pas faire certaines de ces pistes avec mon proto range, moi au cerceau. Mais, cette position de copilote que je tiens pour la première fois est très riche en enseignement. J’apprends sur le Breslau, les G, et on voit la course un peu différemment quand on ne tient pas le cerceau.

Grâce à ce gros travail de l’équipe le soir et à cette entente qui est en train de naître entre Gilles et moi, nous avons très bien fonctionné aujourd’hui. Et pourtant, ce n’est pas facile de se lancer dans une épreuve sans RB, tout s’est fait au jugé aujourd’hui devant l’absence totale d’info qui nous a été transmise.

Le cap, nous l’avons donc tenu à l’ancienne, le pifomètre intuitif sur ON, suivant la fumée au hasard de nos paris. Nous avons mis du gaz … La fumée se fait de plus en plus clairsemée, nous rattrapons avec voracité notre retard. D’aucuns diront que nous avons fait les indiens. Mais il aura bien fallu des signaux de fumée pour trouver son chemin dans un RB Breslau-esque (une marque de fabrique finalement) auquel il manque 5 pages.

Je vous mets quelques photos de nos crapaud jaune, photos que nous avons trouvées sur le site de Marathon Rally.

Classement général à la fin de cette 4ème journée : 27ème position

très beau boulot de l’équipe !!

Jour 5

Mercredi 2 juillet : étape marathon

L’actualité se précipite, cette page va donc suivre les rebondissements de la journée.

Première image de la journée, comme si certains n’avaient pas même dormi …

11h10 : premier temps de la première spéciale de l’épreuve marathon. Nous connaissons 2 crevaisons … zut … pas de croix ! un détail … des soucis moteur, des inquiétudes pour la suite. Toute l’équipe des mécano sur place fait un boulot dantesque et les bons résultats nous les leur devons en grande partie.

L’équipe prend donc en charge le Crapaud Jaune pour le remettre d’aplomb.

L’atmosphère est étrange. Le bivouac paraît vide, comme une vague sensation de trop-calme. (Il faut dire que nombreux sont encore ceux qui ne sont pas arrivés)

22h00 : Les nouvelles ne sont pas bonnes. Le proto G a cassé en retombant “un peu” fort sur une bosse alors que l’équipage était dans le premier carré de l’épreuve marathon. Bilan mécanique : 2 roues éclatées, barre interpont déchirée, roulements de fusée disloqués … Nous pensons la course finie. Mais nous faisons semblant d’y croire … Tout faire pour repartir … Ce fut un moment dantesque : 7 km à pied (on le sait que Stéphane a une condition physique époustouflante …), des sous-bois avec des cadavres de char, des squelettes de canon … et enfin une route dans la nuit … Et tout ça pour revenir avec les pièces en croisant les concurrents qui jardinent. Et là se mettre à démonter, réparer, souder … Le retour au camps à 3h30 … une journée qui n’en finit pas, une nuit qui se précipite.

Nous dédions cette page à tous les gars qui dans l’ombre rendent tout possible : Gilles et Stéphane ne peuvent avancer que grâce à Pierre, Michel, Alexandre, Adrien. Merci les gars.

Le mot de Caro :

A titre personnel, j’ai été touchée par ses mots simples des proches de ces gars de l’ombre. Toutes les courses, c’est aux mains qui se salissent dans ces ateliers de fortune que nous les devons. Il m’a paru normal de leur donner un peu de cette lumière qu’ils méritent tant.

11ème au classement général

Mais je ne finirai pas ce reportage du jour sans remercier le suisse pour les pièces qu’il nous a prêtées et sans lesquelles nous n’aurions pas pu repartir.

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